Quel est le sens du mot « égalité » qui est au centre de la devise de la République ? Dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, nous lisons : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » Il faut noter au passage que les trois valeurs de la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » de la République, figurent dans cet article premier. Et nous remarquerons en ce qui concerne l’égalité, qu’il s’agit de l’égalité en dignité et en droits. Car, comme chacun peut le constater, les êtres humains ne naissent égaux ni par la nature, ni par leur situation à la naissance. D’ailleurs, dans l’esprit des fondateurs de la République, « Le projet de l’égalité-relation s’était en conséquence décliné sous les espèces d’un monde de semblables, d’une société d’individus autonomes, et d’une communauté de citoyens. […] L’idée socialiste, au XXIe siècle, se jouera autour de cet approfondissement sociétal, de l’idéal démocratique[1]. »
claude j. delbos
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L'Egalité républicaine
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Pour un nouveau Contrat social

Ce texte n’est pas un projet de Contrat Social. Ce n’est qu’une réflexion sur ce sujet qui mériterait d’ailleurs plusieurs approches différentes. Je présente ici la mienne. Elle part du rappel de l’idée de contrat social, exprimée par J.-J. Rousseau dont j’examine la difficile application de certains principes.
Je développe ensuite les difficultés, de la réalisation du contrat pour l’édification d’une République sociale, en m’appuyant sur l’ouvrage de Danièle Sallenave, « La splendide promesse ».
Et je termine par une conclusion personnelle, un peu pessimiste.
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Humanisme, éducation et démocratie
Notre société est devenue dure, l’humain semble y perdre de plus en plus de sa valeur. Une appréciation optimiste de la situation peut considérer que nous vivons l’accouchement, dans la douleur, d’une nouvelle ère de l’anthropocène, d’un nouveau monde dans lequel est en train d’éclore une conscience collective, une humanité consciente d’elle-même.
Par Claude J. DELBOS
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Après la pandémie... Quels changements ?
Par Claude J. DELBOS
Après la pandémie... Quels changements ?
On entend dire : « Après la Crise de la pandémie de Covid-19, rien ne sera plus comme avant ! » En disant cela, certains sous-entendent qu’il faudra mettre fin à la soif de progrès, qui depuis les Lumières a conduit l’être humain et particulièrement l’Occidental, à se conduire en maître et possesseur de la nature ; attitude qui serait la cause du dérèglement de la vie de la nature et de la planète, dont cette pandémie serait le symptôme. Le réchauffement climatique s’aggrave, les désordres météorologiques se multiplient, l’environnement continue de se détériorer avec la déforestation, la destruction des espèces et la multiplication des risques sanitaires. Certains voient même dans cette crise le présage de l’apocalypse qui guetterait l’humanité.
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Pour une spiritualité laïque !
Par Claude J. DELBOS
Pour une spiritualité laïque !
Les religieux considèrent que la laïcité encourage à l’indifférence envers les religions, et que l’homme sans religion devient fatalement un homme immoral. Car l’individu ne pourrait être porté à une vie morale que par la fonction supérieure de l’âme humaine qu’est la spiritualité, à laquelle il est conduit par sa religion. Dans ces conditions, une vie morale fondée sur une spiritualité sans religion, est-elle possible ?